Les CRS se lèvent tôt pour arrêter les sans-papiers qui se lèvent tôt pour aller travailler

Jeudi 16 octobre 2008, 5 heures et demie du matin, premier train, sur la ligne du RER D, grosse rafle : des flics en civils et des CRS montent à la station d’Evry-Courcouronnes, une douzaine par wagon, et contrôlent tout le monde.
Ils contrôlent les papiers, pas les titres de transport.
Une femme dit qu’elle ne parle pas le français, les flics lui montrent une carte d’identité en lui disant « montrez-nous ça ! ». Ils le répètent.
À la station de Corbeil, ceux qui veulent descendre en sont empêchés.
Et les flics arrêtent beaucoup de monde, tout ceux qui ne peuvent présenter leurs papiers : « personne ne descend ».
Ils les emmènent à une autre station. Pour dresser des procès verbaux ? Les trier ? Les embarquer ? Des hommes, des femmes, de tous âges.
La chasse à l’homme a été fructueuse : à cette heure, bien sûr, le RER est plein de sans-papiers qui vont travailler.

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